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Chroniques Indiennes

Les premières Nations Unies

lundi 22 octobre 2012, par Roger NYMO

Les femmes des peuples premiers sont les porte-parole de notre mère la Terre !


Chroniques de Maliotenam.


Lundi 22 octobre 2012.

http://www.985fm.ca/national/nouvelles/c-te-nord-la-route-138-bloqu-e-nouveau-181808.html

La nuit commençait à tomber lorsque hier soir, dimanche 21 octobre 2012, un blocus filtrant a été mis en place par des femmes Innus sur la route 138 Québécoise qui traverse la terre à laquelle elles appartiennent depuis d’innombrables générations.

Elles veulent réaliser ce qui jusqu’à présent semblait impossible :

Unir tous les clans, unir tous les membres des nations Innus de la Côte-Nord, unir toutes les Nations du Québec et au delà tous les autochtones qui se reconnaissent comme des enfants de la Terre, des êtres libres !

Elles ont décidé de mettre fin à la mise à sac de notre mère la Terre, à son assassinat par des transnationales cupides et sans âme, qui ne respectent ni les choses, ni les êtres.

Elles disent :

Cela suffit ! Les commerçants locaux et les populations locales ne seront pas concernés par ce nouveau barrage de la route 138, qui est le barrage de la vie ! Seuls les véhicules qui approvisionnent le criminel chantier des quatre barrages de la Romaine n’ont plus le droit de traverser notre mère la Terre. Tous les autres ont droit de libre passage car ils sont chez eux et respectent la mère de tous nos ancêtres.

A travers elles, tous les Innus déclarent :

Nous sommes seuls responsables et seuls décisionnaires concernant les territoires sur lesquels nous vivons et mourrons depuis des générations.

Fini le pillage industriel et le néocolonialisme barbare des peuples sans respect pour la Terre.

Les ententes du Plan Nord sont abolies, l’exploitation de l’apatite, du fer et du titane dans la Baie James de Sept-Îles n’est plus acceptable.

Les accords directs avec les représentants des prédateurs miniers de nos territoires sont interdits !

Dorénavant le gouvernement du Québec devra traiter de Nation à Nations.


Lundi 22 octobre 2012

Le barrage filtrant du nouveau blocus de la route 138 se poursuit ce matin sous la pluie.

Les Innus demandent à leur gouvernement, le conseil de bande :

Ne signez plus d’entente sans les soumettre à un referendum populaire.

Annulez toutes les ententes déjà signées avec l’industrie minière.

Non à la mine Arnaud qui veut exploiter un gisement d’apatite à quelques kilomètres seulement de la communauté de Uashat !

Les innus s’adressent ensuite à Hydro-Québec et au gouvernement de la province.

Le projet La Romaine n’a jamais été accepté par notre communauté.

En conséquence les travaux illégalement en cours doivent cesser immédiatement et inconditionnellement !

Le système de redevance sous forme de contrat de gré à gré avec des entreprises « Innus » montées pour l’occasion, et exécutés par des « blancs » n’est pas acceptable !

Des jobs et des contrats qui ne profitent pas aux Innus ne sont pas des redevances.

Nous sommes pour la reprise des négociations avec les gouvernements du Québec et du Canada, avec référendum populaire des populations Innus sur tous les nouveaux accords envisagés, et non comme actuellement, des accords opaques et contestés entre contracteurs et élu(e)s Innus.

L’heure a sonné d’un nouveau « Contrat Social » pour tous les gens de la Côte-Nord.


Quand Patrons contents mère nature inquiète !

http://www.lapresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201210/17/01-4584220-pauline-marois-vend-un-plan-nord-modifie-aux-patrons-francais.php



Lundi 22 octobre 2012

La Première Ministre du Québec, Madame Pauline Marois, vient de déclarer par communiqué interposé qu’elle participera a un sommet sur les territoires et les ressources naturelles ! La date n’est pas encore confirmée.

Le chef de l’association des Premières Nations du Québec et du Labrador, Monsieur Gyslain Picard, avait lancé un ultimatum à la Première Ministre du Québec, en lui demandant de tenir un tel sommet dans les 30 jours suivants son élection.

La date du 5 octobre 2012 est largement dépassée !

Nous sommes le 22 octobre 2012 et le « blocus » de la route 138 a certainement motivé Madame la Première Ministre du Québec.

N’oublions pas que 43 Nations avait appuyé cet ultimatum en forme de proposition de dialogue de Monsieur Gyslain Picard !

Actuellement le blocus de la route 138 n’affecte que les marchandises pour les chantiers.

La population doit rester calme et faire très attention à l’approche du barrage filtrant pour éviter un éventuel accident routier.


Lundi 22 octobre 2012

Chronique Plan Nord par Stéfanie Clermont diffusée au Québec le lundi 22 octobre sur l’antenne de CKUT.

Un blocus partiel se poursuit sur la route 138 pour la défense de notre mère la Terre !

http://www.radio4all.net/files/stfn99@gmail.com/4629-1-chroniqueplannord_1_mixdown.mp3

(Source : http://montreal.mediacoop.ca/audio/un-blocus-partiel-se-poursuit-sur-la-route-138/13823)


Mardi 23 octobre 2012

La sûreté du Québec est intervenue 18h00 après la mise en place du nouveau barrage filtrant sur la route 138 par les femmes Innus.

Deux personnes ont été arrêtées à cette occasion :

Madame Lise Jourdain (une ainée qui avait été arrêtée au mois d’avril dernier) et un jeune homme de 27 ans dont nous ignorons actuellement l’identité.

Les élu(e)s et les chambres de commerce se sont montrés intraitables avec les légitimes revendications des peuples premiers.

Ils exigent autoritairement que le prochain « blocus » soit levé en 5 heures maximum, alors que parallèlement la mobilisation autochtone s’amplifie pour faire respecter leur territoire.

La seule chose qui pourrait débloquer l’apparente impasse actuelle ce serait l’acceptation de l’expression démocratique de tous les citoyens par referendum avant toutes les décisions concernant l’exploitation des ressources locales.

Personne ne milite pour le chômage ! Tout le monde doit comprendre que l’exploitation polluante de ressources non renouvelables ne constituera jamais des activités professionnelles pérennes et qualifiées, et donc un progrès social local durable.

Les Innus se sont réunis hier soir pour discuter de la suite de leur mobilisation citoyenne pour défendre notre mère la Terre et le respect de leurs droits aborigènes et nord-côtiers !

Une chose est claire, rien à l’avenir ne pourra plus réellement changer sur leurs territoires sans leur consentement démocratique.


Lien vers un reportage sur le démantèlement du barrage routier :

http://www.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2012/10/22/001-cote-nord-innus-barricade.shtml


Aline Pauchard espère pouvoir se rendre prochainement au Québec pour tenter de fédérer des plaintes contre le groupe AREVA et ses filiales.

http://www.journaldemontreal.com/2012/10/17/des-citoyens-en-colere-veulent-engager-un-recours-collectif


Mercredi 24 octobre 2012

Le conseil de bande de la communauté innue de Uashat-Maliotenam, près de Sept-Îles, a suspendu ses négociations avec les entreprises du sud après la diffusion d’un reportage d’Enquête qui révélait que ce sont surtout ces partenaires non autochtones qui profitent des retombées du Plan Nord.

Source : http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2012/10/23/005-uashat-maliotenam-resolution-conseil.shtml


Jeudi 25 octobre 2012 | Par Jean Saint-Pierre | Agence QMI

Après deux barrages routiers, quatre arrestations et de nombreuses critiques, le groupe qui a érigé des barricades sur la route 138 près de Sept-Îles explique ses motifs et annonce d’autres moyens de pression.

Les militants demandent au conseil de bande de ne plus négocier d’ententes avec Hydro-Québec et des compagnies minières jusqu’à l’élection d’avril 2013. Le groupe a rencontré deux fois les élus du conseil de bande d’Uashat et Maliotenam.

« La population n’a pas été consultée pour les projets d’Hydro. Le projet Mine Arnaud s’en vient saccager notre territoire du Nitassinan. Les jeunes se lèvent. Le conseil de bande ne les écoute pas. Ils revendiquent leur droit, leur appartenance », a affirmé Clémence Simon, porte-parole des opposants au conseil de bande.

Le groupe admet que de bloquer toute circulation sur la seule route de la Côte-Nord a dérangé les citoyens de Moisie et de la Minganie.

« Les Blancs seront aussi touchés par la destruction de Mine Arnaud. Les jeunes se lèvent pour le respect de l’environnement. Ils vont continuer à lutter, malgré les arrestations et les critiques. On dérange, mais le message passe », a déclaré Mme Simon.

Les militants croient que la Sécurité publique de Uashat/Maliotenam (SPUM) s’est cachée derrière la SQ lors des deux barricades démantelées après 36 et 15 heures.

« Notre conseil de bande devrait être avec nous et se battre pour le territoire. Le conseil n’a plus beaucoup de partisans. J’invite les gens qui nous critiquent à bien s’informer. Nous ne prenons pas la population en otage. Le dernier blocus arrêtait seulement les camions lourds et les voitures de compagnies », a affirmé Jean-Sébastien Vollant qui a participé aux deux barricades.

« Le gouvernement se permet tout pour violer notre territoire, même des arrestations qui ne passent pas par les policiers autochtones. L’Innu n’a pas envie d’aller en forêt sur son territoire avec sa famille lorsqu’il sait qu’un projet minier s’en vient. Mon université est dans le bois comme Autochtone. J’aimerais que mes enfants y vivent aussi », a conclu Jean-Sébastien Vollant.

(Source : http://tvanouvelles.ca/lcn/infos/regional/estduquebec/archives/2012/10/20121024-191042.html)


A propos du problème des mines au Québec :

l'Or des autres

Présenté aux Grands reportages à RDI Jeudi 25 octobre 2012, 20h00

Un film à voir absolument pour mieux comprendre la dure réalité qu’ont vécu, et que vivent toujours, des dizaines de familles à Malartic face à l’une des plus grosses mines à ciel ouvert en milieu habité au Canada

Ugo Lapointe, Coalition Québec meilleure mine !

Au-delà du débat « pour ou contre » les mines, ce film illustre parfaitement le déséquilibre des forces qu’occasionnent nos vielles lois minières entre les citoyens et les compagnies minières

Henri Jacob, Action boréale de l’Abitibi-Témiscamingue

 

Il est urgent que nos lois soient changées. Au moment où on se parle, des centaines de familles de Malartic, d’Évain, Sept-Îles, Fermont, Saint-Camille –et j’en passe– vivent des situations très difficiles à cause, justement, de l’absence de nouvelles lois. Cette situation a trop duré et est complètement injuste et inéquitable. On doit agir.

Nicole Kirouac, avocate et personne-ressource du Comité de vigilance à Malartic


Liens à lire et surtout à voir, un grand merci à toutes celles et ceux qui défendent courageusement et pacifiquement notre mère la terre :

https://warriorpublications.wordpre...

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A voir pour mieux comprendre les travaux illégaux du complexe hydroélectrique la Romaine au Québec, cette vidéo publiée le 15 oct. 2012 par Frédérique Mercure sur Youtube :

Il est encore temps d’exiger l’arrêt des travaux du complexe hydroélectrique la Romaine et de ses lignes de transmission (la construction de ces dernières se poursuivant toujours, quelques mois après deux refus par référendum de la communauté de Ushat mak Mani-Utenam). Le projet, qui est loin d’être terminé (voir sur le site d’Hydro-Québec) est déficitaire, affectera grandement la Mère-Terre (dite écosystème) et ses habitants, et servira surtout à alimenter à rabais (gracieuseté des fonds publics québécois) les projets miniers qui se multiplient présentement dans le nord du Québec, notamment sur la Côte-Nord, dans le Nitassinan (territoire ancestral innu).

La Romaine est une des dernières grandes rivières non harnachées au Québec. Exiger d’arrêter ce projet, c’est également remettre en question les nouveaux projets de barrages —notamment sur les rivières Petit Mécatina et Magpie— prévus dans le plan énergétique d’Hydro-Québec en vue de fournir l’énergie nécessaire au « Plan Nord » —dont les projets, surtout miniers, ne se sont pas évaporés suite au changement de gouvernement...

Pour lire et signer l’Appel à l’arrêt des travaux : http://www.romaine-appel.org/


A voir pour mieux comprendre cette le bocus de la route 138 au Québec, cette vidéo publiée le 26 oct. 2012 par Documental Semillas sur Youtube :

Ces images relatent les événements survenus à la mi-octobre 2012 sur la Côte-Nord, dans la communauté de Ushat mak Mani-Utenam. Devant des préoccupations grandissantes sur la façon dont les projets de développement minier et hydro-électrique sont imposés dans la région, des militantEs InnuEs de Ushat et de Maliotenam organisèrent un « deuxième » blocus sur la 138, à la hauteur de Maliotenam. Au début du mois de mars de la même année, un « premier » blocus avait été réalisé en réaction à la non-reconnaissance, par Hydro-Québec, des résultats de référendums populaires : suite à deux refus de la communauté de Uashat mak Mani-Utenam, la mise en place de lignes de transmission (partie du projet hydro-électrique la Romaine), qui s’étendront sur 500km de territoire ancestral, est poursuivie.

La destruction accélérée de territoires ancestraux par des projets discutés lors de « consultations » (entre le gouvernement et les conseils de bande) et donnant naissance à des ententes (entre les entreprises et les conseils de bande) souvent signées à huis-clos, génère la nécessité d’actions concrètes. Par leur voix, les militantEs rappellent au nouveau gouvernement — et à sa société d’État — que le Peuple n’oublie pas la façon dont les « consultations » auprès des premières nations sont réellement menées. Notons, par ailleurs, qu’au moment où le blocus se réalisait, Madame Marois, qui avait maintes fois critiqué le « Plan Nord » de Charest, était partie en France pour y rassurer des dirigeants d’entreprises —minières et autres— qui craignaient déjà pour leur investissements dans le Plan d’ouverture des marchés des ressources du « Nord québécois ».

Les Innus, utilisateurs du territoire depuis toujours, n’en sont pas à leur premier « Plan Nord ». Le Nitassinan est pillé depuis la colonisation, et si les méthodes ont changées, le non-respect des droits ancestraux —désormais supposément reconnus par le système judiciaire canadien— perdure. Aujourd’hui, une fois de plus, plusieurs se lèvent et appellent à la protection de la Terre-Mère et des prochaines générations qui y vivront. Ils et Elles demandent le respect et la solidarité entre les peuples.

Ce blocus aura laissé des effets considérables dans la communauté et dans la province. Une semaine après son démantèlement, des jeunes de Uashat mak Mani-Utenam érigeaient le « troisième » blocus 138 de l’année 2012, à l’intention des véhicules se dirigeant au chantier de la Romaine. Le cumul de ces pressions populaires aura entre autres poussé le conseil de bande à adopter une résolution prévoyant l’arrêt des discussions avec les entreprises du sud, et forcé les élus à s’engager à refuser tous les projets de développement à propos desquels les membres de la communauté n’auraient pas été consultés. Reste à voir si ces mesures seront réellement respectées, et si elles sont suffisantes.

En attendant, la résistance se sera solidifiée dans la communauté, ouverte aux autres nations, et étendue entre les opposants aux politiques colonialistes et capitalistes des élites économiques et politiques.


Mardi 30 octobre 2012 - Par Vincent Breton

Il ne manque que deux policiers dans la MRC de Sept-Rivières. Le contrat et quelques arrangements avec la Sûreté en demandent 61 et on en compte 59 en ce moment.

Ces données ont été confirmées autant par la SQ, par la voix de Nathalie Girard, que par Martial Lévesque, directeur de la sécurité publique pour la MRC des Sept-Rivières. Le bruit avait couru qu’un manque d’effectifs engendrait une multiplication des heures supplémentaires.

Or, les seuls deux postes vacants devraient être remplacés d’ici 35 jours, selon Martial Lévesque. « On est en attente de placement pour deux policiers. En ce moment, ils sont comblés par des heures supplémentaires », a assuré le conseiller municipal de Sept-Îles.

Ce sur quoi ce dernier travaille est l’augmentation du nombre de policiers. La hausse de la population de la Ville de Sept-Îles dans les dernières années justifierait cet ajustement. Le contrat avec la Sûreté du Québec arrive à échéance en 2017.

Le temps qu’il faudra

La porte-parole de la Sûreté du Québec, Nathalie Girard, martèle que si la dernière barricade sur la route 138 a été démantelée plus rapidement que la précédente ce n’est qu’en raison du processus d’évaluation des risques. Les déclarations des élus et du ministre de la Sécurité publique n’ont donc rien à voir dans ce cas. « L’ensemble des élus n’a pas de pouvoir décisionnel par rapport aux opérations terrain », a déclaré Mme Girard.

Elle répète que chaque situation nécessite une enquête particulière. Dans le cas de la barricade du lundi 22 octobre, une enquête était déjà enclenchée. Cela a permis de mettre un terme aux pressions après 15 heures. « L’urgence d’agir n’ira jamais devant la sécurité de tout le monde », a pilonné la porte-parole de la SQ. En ce sens, un autre blocus pourrait prendre encore 36 heures à défaire si les paramètres de sécurité ne sont pas assurés avant d’intervenir.

(Source : http://www.hebdosregionaux.ca/cote-...)


Jeudi premier novembre 2012 - Par Mike McKenzie - Vice-chef, Innu Takuaikan Uashat mak Mani-utenam

Pour une reconnaissance de la nation innue

Au cours de la dernière année, deux référendums ont été soumis à la population de Uashat mak Mani-utenam (communauté innue située près de Sept-Îles) afin de connaître la position des membres de la communauté en regard d’une proposition qui a été déposée par Hydro-Québec pour le projet de la Romaine. Les membres de la communauté ont rejeté les deux propositions d’Hydro-Québec.

Malgré le rejet de notre population, Hydro-Québec poursuit ses travaux sans le consentement préalable et éclairé de notre communauté, ce qui, à mon avis, constitue une violation de nos droits. Surtout, cette attitude alimente la crise qui perdure dans la communauté.

Je déplore vivement l’absence des représentants des gouvernements provincial et fédéral responsables des affaires autochtones qui, depuis longtemps, auraient dû assumer une représentation efficace et apporter leur collaboration aux autorités autochtones locales. On dirait que les gouvernements ne savent pas comment agir avec notre Nation (innue) qui, malgré des droits existants reconnus par la Constitution, n’a signé aucun traité ni aucune convention, contrairement aux Cris, aux Inuits et aux Naskapis. Depuis 35 ans, nous prenons part à des négociations qui tentent de clarifier notre place dans le Québec d’aujourd’hui en abordant des concepts tels que la citoyenneté autochtone, le droit à l’autodétermination ainsi que les droits territoriaux et politiques… sans aucun résultat concret à portée de vue.

La place des Premières Nations

La place des Premières Nations se situe aux côtés des autorités politiques québécoises et canadiennes, dans une relation « de nation à nation ». Elle doit être politique et décisionnelle et figurer en amont de la concertation et de la consultation publique, et ce, dans tous les domaines (environnement, économie, éducation, santé, transport, etc.) et à toutes échelles (fédérale, provinciale, régionale, municipale). Leur participation pleine et entière au processus de planification, de décision et de mise en place des projets doit être acceptée. Le mode de fonctionnement différent de ces communautés doit être respecté et les savoirs communautaires doivent être pris en compte.

De l’extérieur, le regard est trop souvent faussé par de vieilles croyances et de fausses interprétations de l’histoire, alors que de l’intérieur, il y a une tension permanente d’une communauté qui voit ses droits et son titre aborigène bafoués par les autorités qui, elles, continuent d’octroyer des permis de développement et d’exploitation de territoire aux compagnies sans notre consentement, alors que nous sommes les propriétaires de ces mêmes territoires.

Nous sommes conscients que plusieurs personnes sont touchées profondément par tous ces événements, certaines relations demeurent même tendues entre allochtones et autochtones. Il y a même eu des sorties publiques de représentants locaux pour déplorer ouvertement le blocus de la route 138, alors que ces mêmes partenaires devraient être les premiers à apporter une reconnaissance non pas au blocus, mais à la question territoriale pour inciter les gouvernements à trouver des tables de dialogue avec les Autochtones, où les Innus prendront la parole en premier sans se faire dicter une entente unidirectionnelle sous la menace constante de l’extinction progressive du titre aborigène.

Les Premières Nations veulent être entendues, reconnues dans leurs aptitudes et leurs droits à s’autogérer, et ce, en tant que peuples distincts.

(Source : http://m.ledevoir.com/politique/que...)


Des médecins contre le Plan Nord !

MÉDECINS POUR LA SURVIE MONDIALE (CANADA)

COMMUNIQUÉ DE PRESSE 23.10.2012

L’Association Médecins pour la survie mondiale (Canada) accueille très favorablement la décision prise par Daniel Breton, Ministre de l’environnement du Québec, de décréter un moratoire sur l’exploration de l’uranium et appuient son idée de lancer une étude générique du BAPE sur les mines d’uranium au Québec.

Quelques provinces canadiennes et états américains ont déjà décrété un moratoire sur l’exploration de l’uranium. C’est le cas de la Colombie Britannique, de la Nouvelle Écosse et de la Virginie. Nous croyons fermement que le Québec doit suivre cette voie et étudier sérieusement les risques liés à cette industrie.

L’Association MSM s’oppose au développement de l’exploration et de l’exploitation de l’uranium pour de multiples raisons. Tout d’abord, cette industrie libère dans l’environnement des quantités énormes de résidus toxiques et radioactifs (80-85% du minerai initial). Certains de ces produits ont des demi-vies de milliers d’années. D’autres, tels que le radon, un gaz, peuvent voyager à de grandes distances des mines et contaminer l’environnement. Les risques de contamination de l’air, des sols, des nappes phréatiques et des plans d’eau sont loin d’être négligeables.

Nous soulignons ici que les risques pour la santé associés aux matières radioactives sont de mieux en mieux connus : l’uranium cause des pathologies rénales et osseuses, il a des effets toxiques au niveau neurologique, hépatiques et embryonnaires. Mais d’autres substances dangereuses se retrouvent aussi dans les déchets : le radium et le strontium, qui causent le cancer des os ; le radon et le polonium, des cancers du poumon. Soulignons qu’il n’y a pas de seuil sécuritaire pour la radiation, et que toute exposition entraîne un risque pour la santé. Il faut aussi rappeler que ces résidus libèrent plusieurs autres matières très toxiques dans l’environnement : métaux lourds, oxydes de soufre, etc…

Il y a eu, dans le passé, plusieurs cas de rupture de barrages de rétention et de contamination des nappes phréatiques (exemple : Cluff Lake). Quoi qu’en dise l’industrie, les mesures de rétention des déchets ne seront jamais totalement étanches. La Commission canadienne de sûreté nucléaire (CCSN) avouait elle-même en 2010 qu’il y avait beaucoup d’incertitudes scientifiques à l’égard de la gestion des résidus au Canada.

Le Québec a décidé de tourner le dos à l’énergie nucléaire en fermant la centrale de Gentilly-2. Il est donc logique de ne pas s’aventurer dans la production d’uranium au Québec.

Enfin, il faut ne jamais perdre de vue que l’uranium est à la base de la fabrication des armes nucléaires, et qu’en laissant le minerai dans le sol, nous contribuons à stopper la prolifération de ces armes.

Pour plus ample information, communiquer avec le Dr. Éric Notebaert à 514-978-6262 ou à 514-338-2000, ou avec le Dr. Juan Carlos Chirgwin à 514-736-1071.

(Source : http://www.rqge.qc.ca/content/nucl%...)


C'est reparti !

Mardi 13 novembre 2012

Un groupe de manifestants a paralysé mardi l’entrée du chantier hydroélectrique La Romaine à l’est de Havre-Saint-Pierre, sur la Côte-Nord.

Les manifestants ont bloqué l’accès à compter 09h00 du matin.

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Des manifestants bloquent l’entrée du chantier La Romaine - Photo : Agence QMI

De policiers et des représentants d’Hydro-Québec sont intervenus en fin d’avant-midi afin de leur demander quitter les lieux, mais ils ont refusé et maintenaient toujours leur blocus en début d’après-midi.

(Source Agence QMI : http://argent.canoe.ca/lca/affaires/quebec/archives/2012/11/manifestants-bloquent-chantier-La-Romaine.html)


Mercredi 14 novembre 2012

RENCONTRE (réunion) entre SQ et SURETÉ PUBLIQUE DE UASHAT ET MALIO, ce matin au restaurant.

J’arrive de mon rendez-vous médical, et j’ai vu au restaurant LA SURETÉ DU QUÉBEC et LA SÉCURITÉ PUBLIQUE DE UASHAT ET MALIO, est-ce normal ?

Je ne crois pas, 2 chef de polices, 2 agents, WATCHEZ-VOUS LES AMI(E)S.

Je ne sais pas ce qui se trame, c’était au alentour de 08h30, ce matin.

Je ne pouvais pas vous avertir avant.

JE PRIE QUE LE CRÉATEUR VOUS PROTÉGE, je vous aime, PERSÉVÉRONS !


14 Nov 2012 de Alix-Anne Turcotti dans Manchette, Minganie.

Le blocus de l’accès au chantier du complexe hydroélectrique sur la rivière Romaine par l’Association des Gens d’Affaire de la Minganie (AGAM) et des opposants au projet est toujours en cours. Les organisateurs de la manifestation craignent des débordements en raison de ce qu’ils estiment être de « l’intimidation policière ».

Depuis mardi à l’aube l’AGAM, appuyé par le groupe Alliance Romaine et des membres des communautés Innues de la région ont érigé une barricade au kilomètre 1 de l’accès au chantier. Les manifestants réclament l’installation du quartier général du complexe hydroélectrique à Havre-Saint-Pierre, comme il avait été promis par Hydro-Québec, ainsi que des retombées plus importantes pour la Minganie.

Selon les organisateurs, hier soir, 125 personnes étaient encore présentes sur le site pour faire valoir leur mécontentement. Mais le groupe dénonce une intimidation policière envers les manifestants. Le chargé de projet de l’AGAM, Guy Bouchard, a rapporté ce matin que les personnes présentes ont été photographiées par la police et menacées d’avoir un dossier criminel. Selon M. Bouchard, « on se serait cru dans les années 80, avant l’ère des reportages en direct, de Facebook et de Twitter ».

Les manifestants disent d’ailleurs craindre l’intervention de la brigade anti-émeute de la Sûreté du Québec, qui aurait été aperçue en direction est sur la route 138 ce matin.

(Source : http://lenord-cotier.com/index.php/2012/11/14/le-blocus-se-poursuit-a-la-romaine/)


Communiqué - 6 décembre 2012

Sept-Îles Sans Uranium ; déjà quatre ans !

Sept-Îles – Le 6 décembre 2008 lors de la guignolée des médias, le traîneau Sept-Îles sans uranium voyait le jour. Quatre années plus tard, force est de constater le chemin parcouru pour l’obtention d’un moratoire sur l’uranium au Québec. Aujourd’hui nous devons parler d’un mouvement social qui inclut : des régions telles que la Gaspésie, les Hautes-Laurentides, la Mauricie et bien entendu la Côte-Nord forte de l’opposition complète en Minganie ; des organismes de la société civile, des professionnels, des médecins, des ingénieurs ; des premières nations dont les Mi’gmaqs, les Cris, de nombreuses communautés Innues, Mohawk ; et une solidarité au-delà les frontières avec des groupes Français.

Raison de fêter ?

Malgré l’absence de décisions claires du gouvernement provincial plusieurs compagnies uranifères ont déjà compris le message. Elles ont reculées devant l’opposition citoyenne et reculées en bourse. Nous célébrons donc le départ de Terra Venture, Uracan, Terra Firma et l’arrêt des travaux de Nova Uranium. Pourtant, Strateco persiste à vouloir prospecter dans les monts Otish. Les Cris leurs ont envoyé un message clair et ont même décrétés un moratoire sur l’uranium pour tout In eeyou Istchee ; c’est-à-dire plus de la moitié du néo-Plan Nord péquiste. Il n’y aura réel « Développement nordique » que lorsque les communautés seront respectées au niveau démocratique, économique et écologique.

Célébrons nos gains et la puissance du mot Ensemble car après quatre années, SISUR à toujours les piolets bien aiguisés pour forger un Québec sans uranium.

Pour information : Marc Fafard, porte-parole 418-961-3517


6 décembre 2012 - Stéfan Marchand - enseignant à Unaman Shipu, sur la Côte Nord - La Presse

Sujet à la mode s’il en est un, le fameux plan nord (excusez les minuscules, je ne peux concevoir en faire un nom propre) est aussi un sujet discuté à Unaman Shipu. Mais les opposants ne s’affichent pas souvent au grand jour, même s’ils sont nombreux parmi les Innus.

Les plus jeunes revendiquent leur territoire, offusqués de voir le gouvernement provincial faire le tour du monde pour l’offrir aux entreprises minières étrangères. Les aînés parlent de « l’erreur blanche » et de leur crainte de voir disparaître pour toujours leur Nitassinan, leur mode de vie ancestral et de voir leurs enfants et petits-enfants être assimilés.

Comme un aîné m’a dit (sans la moindre agressivité, sereinement, presque avec résignation) : « Vous n’avez pas réussi avec l’école, vous réussirez peut-être avec l’argent. » La route 138 lui semble une aberration, son utilité très discutable. Il se demande comment il se fait que tous ces millions sont disponibles pour faire une route, mais pas pour la santé et l’éducation des jeunes Innus...

Les Blancs, eux, parlent plutôt de bénéfices potentiels et de leur crainte de voir des entreprises étrangères s’enrichir à leur détriment « parce qu’après tout on parle de nos richesses naturelles, richesses non renouvelables ». Ils me parlent également de la très désirée route 138 qui, enfin, devrait les relier au reste du Québec.

Deux peuples, deux visions.

Qui est propriétaire de ce territoire ? Légalement, ce sont les Innus. Quoi que dans la tradition innue, un territoire ne peut être possédé. En fait, le terme « Nitassinan » fait référence au territoire dans le sens sacré du terme, la Terre-Mère. Le Nitassinan est occupé, nourricier, partagé, aimé, protégé, marché et canoté. Il n’est pas à vendre, son sol sert aux gens, aux animaux et à la flore, il n’est pas creusé pour faire de l’argent. Cela dit, quand la menace destructrice et capitaliste pèse sur le Nitassinan, que peuvent faire les Innus sinon se réclamer du droit de propriété ? Toute autre forme de langage risque peu d’être comprise des décideurs blancs.

Vous diriez quoi si les Innus débarquaient dans votre cour pour chercher du fer, sans permission ?

Pourquoi suis-je contre le plan nord ? Parce que j’y vois la répétition des erreurs faites depuis la première industrialisation : l’accès au gain d’une minorité via l’exploitation de la majorité, la destruction de notre milieu de vie, l’éloignement de nos racines en lien avec la Nature, le refus de comprendre, d’admettre et de considérer que nous ne pouvons, nous n’avons pas le droit d’hypothéquer l’avenir de nos descendants et de la Terre pour notre enrichissement personnel et immédiat.

À leur décharge, les premiers capitalistes qui ont débuté la destruction de notre planète l’ont fait de bonne foi, par ignorance des conséquences environnementales de leurs gestes. Mais qui aujourd’hui peut prétendre de bonne foi ne pas être conscient des impacts du capitalisme sur notre milieu de vie ?

Pourquoi suis-je contre le plan nord ? Parce que j’y vois un déséquilibre entre nos capacités technologiques et notre sens moral, entre notre vision tunnel à court terme et une considération pour ce qui viendra après nous. Parce que cette recherche mercantile qu’est le plan nord ne répond pas aux besoins réels des humains, elle les éloigne de leur nature, de leur bien-être, de leurs racines spirituelles et animales. Parce que le plan nord est la preuve que l’homme s’acharne à poursuivre sa route vers un cul-de-sac annoncé. Le plan nord est une preuve supplémentaire du refus de l’homme d’apprendre de ses erreurs. Une preuve supplémentaire que l’opportunisme capitaliste domine la sagesse qui devrait être nôtre à une époque où nos moyens technologiques dépassent largement notre capacité à les gérer moralement.

Vous y croyez vraiment vous aux promesses des multinationales et de nos gouvernements pour la protection de l’environnement ? Quand un ex-ministre de l’Environnement nous dit, dans une même phrase, « que 50% du territoire visé par le plan nord sera protégé, à moins que l’on trouve des gisements très rentables dans les zones protégées », ça vous rassure ? Elle est protégée ou pas cette zone ?

Vous y croyez vraiment à l’enrichissement de l’ensemble de la population via le plan nord alors que depuis 50 ans le capitalisme n’a fait que polariser l’écart entre riches et pauvres ? Pourquoi subitement votre capitalisme deviendrait-il socialiste ? Vous ne les voyez pas les limites du capitalisme ? Parlez-en aux Grecs et aux Espagnols du capitalisme !

Vous pensez vraiment que le plan nord va être LA solution pour notre société ? Pour la planète ? Vous pensez que tous vont s’enrichir, travailleurs et entreprises ? Vous pensez vraiment que LA solution est de s’enrichir ? Vous pensez que les séquelles sur l’environnement, la faune et la flore seront minimes ?

Et si, au lieu de prétendre tout savoir, nous prenions la peine d’écouter les Innus sur ce qu’ils ont à dire pour la préservation de notre milieu de vie ?

Et si nous devenions une espèce qui agit intelligemment, logiquement, moralement et éthiquement ?

(Source : http://www.lapresse.ca/debats/votre-opinion/201212/06/01-4601474-le-plan-nord-nest-pas-la-solution-pour-notre-societe-et-notre-planete.php)


Signez la pétition pour interdire l'exploitation uranifère du Québec !

Ne soyons plus de "maudits français" !

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