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L’enfant, les dents, le riz et l’eau

Nos pires cauchemars sont des rêves

samedi 22 décembre 2012, par Roger NYMO

« Qui s’endort libre se réveille esclave. »

Les résultats des dernières élections législatives japonaises du week-end dernier, l’audition par les gendarmes de Versailles de Madame Anne Lauvergeon, la femme qui prétend résister, ex-présidente du directoire du groupe AREVA, l’assignation pour mon anniversaire, le premier février prochain, à Paris de Monsieur Stéphane Lhomme par les juristes du groupe AREVA, l’avancée silencieuse et efficace des démarches de Madame Aline Pauchard, tout cela tourne dans ma tête et se bouscule comme un essaim sombre et informe de préoccupations multiples et sans lien apparent.

Cette nuit du 21 au 22 décembre j’ai été réveillé par un rêve étrange au alentour de 05h00 du matin, je me suis levé pour l’écrire :

Il y a au Japon un homme puissant, très puissant.

On dit de cet homme qu’un seul mot de sa part peut ôter la vie de quiconque sur l’archipel du Japon et au-delà.

Monsieur « X » n’aime pas les journalistes et déteste les photographes.

Toutes les personnes qui l’entourent, s’inclinent devant lui, avec le respect contraint que seule une peur véritable et justifiée peut inspirer.

On ne discute pas les ordres de Monsieur « X », si Monsieur « X » dit que la nuit est ensoleillée, alors chacun fait mine de vivre dans les ténèbres comme en plein jour, et met son éventuelle chute probable sur le compte de sa propre maladresse.

Rien d’essentiel ne se décide au Japon sans l’accord de Monsieur « X ».

Monsieur « X » peut dire : « Appelez moi Akihito » ou « Appelez moi Obama », on s’exécute immédiatement.

Monsieur « X » dort généralement seul dans son futon au centre d’un grand tatamis. Derrière les shōjis qui l’entourent veille sa garde rapprochée, toujours sur le qui vive.

L’enfant qui m’a réveillé cette nuit prétend avoir rendu visite à Monsieur « X ».

Monsieur « X » dormait d’un sommeil sans rêve lorsque l’enfant lui est apparu.

L’enfant est habillé d’un kimono dont le haut est rouge et le bas blanc.

Cet enfant n’a pas de visage, à la place il y a comme une étoile, toutes les ombres font cercles autour de lui, on est obligé de baisser le regard afin de ne pas être ébloui par son « visage ».

Monsieur « X » est intrigué, il est aussi très contrarié et fâché d’être obligé de « s’incliner » devant un enfant.

Intérieurement il se dit : Je rêve, cela tempère un peu sa colère qui point.

Qui es-tu ? demande Monsieur « X ».

Es-tu aveugle ? lui répond l’enfant.

Que veux-tu ? rétorque durement Monsieur « X ».

Depuis quand te soucies-tu de ce que veulent les enfants ? Lui répond avec douceur l’enfant qui s’approche lentement de Monsieur « X ».

Tu n’es qu’un rêve ! Répond sèchement Monsieur « X » qui sent s’approcher de lui comme une vague de chaleur.

Ce que tu crois ne change rien à ce qui est, répond avec une infinie douceur l’enfant qui s’approche toujours de Monsieur « X ».

N’approche plus ! Monsieur « X » a peur, il prend soudain conscience qu’il ne peut pas se réveiller et que l’enfant dégage une chaleur équivalente à un grand feu.

Qui es-tu pour me donner des ordres ? dit l’enfant avant de s’arrêter à portée de main de Monsieur « X » qui maintenant transpire.

Monsieur « X » regarde ses pieds qui brillent de sueur et découvre que ceux de l’enfant sont couverts de sang.

L’enfant tend sa main droite fermée vers Monsieur « X » et l’ouvre paume ouverte vers le haut.

Il y a sept petits points blancs qui brillent dans cette main minuscule qui sort de l’ample manche rouge du kimono, elle dégage pourtant à elle seule la chaleur d’un brasero.

Monsieur « X » ne comprend pas, la sueur de son front tombent vers le sol comme des étoiles qui sembleraient le fuir, sept petites dents de lait voilà ce que contient la main de l’enfant.

Monsieur « X » est réveillé, son futon est trempé comme si on y avait versé un seau d’eau, Il allume la lumière de sa chambre et se contente de crier : J’ai soif !

Une servante, accompagnée d’un garde du corps, apporte une bouteille d’eau minérale « Suntory » avec un verre sur un plateau.

Monsieur « X » assoiffé saisit directement la bouteille d’eau qui lui résiste en refusant obstinément de s’ouvrir. Agacé il la tend à son garde du corps qui l’ouvre sans difficulté. Monsieur « X » lui arrache des mains et porte la bouteille ouverte directement à sa bouche.

Il manque de s’étouffer avec du riz cru !

Face à lui la servante et le garde du corps ont chacun une étoile à la place du visage.

Monsieur « X » hurle de terreur maintenant, ses hurlements réveillent toutes les personnes présentes dans sa vaste demeure, couché dans son futon, ébloui par la lumière blanche de son plafonnier à leds, Monsieur « X » aperçoit plusieurs de ses vigiles qui l’entourent l’arme à la main à l’affût d’une menace dont ils ignorent tout.

En ce qui concerne les rapports du groupe AREVA avec la Chine et le Niger, il faudrait peut-être interroger, comme le fait madame Aline Pauchard depuis des mois, le gouvernement français qui est le principal actionnaire du groupe, et donc théoriquement le responsable ultime des conséquences sanitaires et sociales de toutes les activités mortifères de ses filiales nucléaires, de la mine à l’enfouissement administratif imposé.

… Dans les puits, les piscines et les forages fournissant l’eau courante, les concentrations en uranium montaient encore, le 26 août, jusqu’à 17 microgrammes par litre, alors que le seuil fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est de 15 microgrammes …

(Source : http://www.lexpress.fr/actualite/en...)

Les récents rendez-vous de Madame Aline Pauchard lui permettent de confirmer que ce sont bien 150 kilogrammes d’uranium sous formes d’effluents qui ont été « dispersés » dans la nature début juillet 2008 à Tricastin, donc deux fois plus que toutes les « estimations » précédentes.

Lorsqu’elle aura enfin terminé de boucler son dossier ; comme promis, elle demandera des comptes au groupe AREVA, et elle espère obtenir de la justice française, réparations des préjudices qui sont les siens.

Jusqu’à présent ce sont environ 2000 € d’endettement supplémentaire que le couple Pauchard a contracté pour pouvoir faire face au frais qu’engendrent inévitablement les démarches d’expertises techniques et juridiques de constitution de leur dossier.

Nous espérons que l’actuelle assignation par le groupe AREVA de Monsieur Stéphane Lhomme et de son site Internet « Observatoire du Nucléaire », dont nous déplorons trop souvent les omissions partisanes, ne consiste pas en une diversion politique et judiciaire afin de tenter d’épuiser les capacités d’actions matérielles de ceux qui s’opposent réellement à l’état dans l’état que représente le CEA.

Le peuple japonais doit persévérer dans son opposition non violente à la réouverture des réacteurs nucléaires.



Le Réseau Zéro Nucléaire va poursuivre imperturbablement sa collecte citoyenne en faveur de « la femme qui résiste » afin que son action pour la reconnaissance légale des conséquences sanitaires et sociales de toutes les activités nucléaires ne s’éteigne pas par asphyxie financière :



(Toutes les sommes perçues sont intégralement dépensées pour couvrir les frais engendrés par l’action juridique de Madame Aline Pauchard. Le Réseau Zéro Nucléaire est constitué de bénévoles qui ne perçoivent rien d’autre que de nombreux ennuis.)


Bonnes fêtes de fin d’année 2012 à toutes et à tous. ;-)


Madame Aline Pauchard s’adressera publiquement à tous le 12 janvier 2013, place de la Bastille à Paris, dans le cadre des manifestations de soutien mensuelles au peuple japonais dans sa lutte pour l’arrêt définitif de toutes ses installations nucléaires.

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