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Incendies et remontées nucléaires

Y a pas le feu !

dimanche 8 août 2010

Dans le monde, et particulièrement en France, l’industrie nucléaire dispose de puissants moyens financiers pour communiquer et installer dans l’opinion publique des « vérités » qui relèvent en réalité de la désinformation. Il est donc nécessaire de décrypter cette communication et de donner aux citoyens les informations qui leur sont nécessaires. C’est la mission de l’Observatoire du nucléaire. Cet Observatoire est animé par Stéphane Lhomme, appuyé par différents informateurs dont certains travaillent dans l’industrie nucléaire...

Incendies en Russie - Zones contaminées par Tchernobyl : L'Observatoire du nucléaire conteste les affirmations rassurantes de l'IRSN

Par ailleurs, il est très improbable que les Russes aient pu retirer toutes les matières nucléaires du site de Sarov (menacé par le feu)

L’Observatoire du nucléaire conteste les affirmations (*) de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) à propos des incendies actuels en Russie qui menacent de toucher des zones contaminées par la catastrophe de Tchernobyl (26 avril 1986)

Tout en reconnaissant que ces incendies pourraient générer des nuages de poussières pouvant atteindre le territoire français, l’IRSN prend immédiatement les devants en affirmant avec légèreté que « les niveaux de concentration en particules de césium sont tellement bas qu’ils ne peuvent absolument pas engendrer une inquiétude sanitaire ».

Ces affirmations font malheureusement écho à celles du SCPRI (l’organisme ancêtre de l’IRSN) qui avait prétendu en 1986 que les conséquences du nuage de Tchernobyl étaient totalement négligeables et ne nécessitaient aucune mesure sanitaire en France.

Aujourd’hui encore, du fait des incendies qui frappent la Russie, les risques sont bien réels dans tous les pays qui peuvent être touchés, et donc en France. Le problème principal est assurément le risque d’INHALATION de particules radioactives, en particulier de Césium. Dans ce cas, les particules radioactives se fixent dans l’organisme, en particulier dans les poumons, entraînant un très fort risque de cancer, lequel peut, selon les personnes, se déclarer très vite (en quelques années) ou beaucoup plus tard.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que ce risque par inhalation est bien réel, et important, même si la radioactivité est faible. Le CEA (Commissariat à l’énergie atomique) lui-même reconnaît le risque d’incorporation du Césium par inhalation (**). Les affirmations de l’IRSN sont donc d’une grande légèreté et doivent être contestées.

PAR AILLEURS :

L’Observatoire du nucléaire conteste aussi les affirmations des autorités Russes qui prétendent avoir évacué les matières nucléaires du site atomique de Sarov. En effet, il faut des décennies pour démanteler un site nucléaire, surtout lorsqu’il est ancien. Or le site de Sarov existe depuis les années 40 : il apparaît totalement improbable qu’il ait pu être nettoyé en quelques heures. Il est de fait évident que si, par malheur, les incendies atteignent ce site, les conséquences seront catastrophiques.

(*) http://www.irsn.fr/FR/Actualites_pr... (**) http://www-prositon.cea.fr/espace-p...

Voir en ligne : Observatoire du nucléaire

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