Solidarités AntiNUcléaires
La véritable opposition c’est le parti de la vie

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La France nue

Martial perdant

jeudi 15 janvier 2015, par Roger NYMO

Les députés français ont donné, mardi 13 janvier 2015, leur accord à la prolongation des frappes aériennes en Irak .

Pas un seul des maux que l’on veut éviter par la guerre n’est un mal aussi grand que la guerre elle-même.

Bertrand Russel



Croire que l’on peut, avec la poursuite de bombardements, résoudre des problèmes, c’est ignorer que seul le dialogue permet les efforts politiques et diplomatiques nécessaires et indispensables pour espérer pouvoir sortir au plus vite de l’impasse mortifère que représente immanquablement toute escalade militaire.

Pourtant ce sont 488 voix contre 1 qui se sont prononcées pour la poursuite légale du terrorisme d’un État sur les populations d’un autre État.

Ce vote était prévu depuis la mi-décembre 2014, doit-on supputer un lien calendaire entre celui-ci et les attentats et assassinats politiques qui ont fait 17 victimes la semaine dernière ?

Étrangement le front de gauche s’est abstenu.

Prendre le parti de la vie est-il aussi électoralement difficile ?


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Dans un monde où la violence financière et militaire est institutionnelle, seule la non violence est réellement révolutionnaire.

Lorsque vous prenez le parti de la non violence, vous n’avez que des adversaires et tous vous considèrent comme un ennemi.



La joie est le fruit du bien, c’est pour cette raison que j’ai choisi d’écrire :

Je suis Siné Mensuel.

J’ai aussi choisi d’écrire cela en pensant à monsieur Rémi Fraisse, à messieurs Antoine de Léocour et Vincent Delory, il ne faut ni oublier, ni haïr, comme l’exprime lui même en 2009 monsieur Sinè à propos de ses rapports avec « Charlie & Cie » :



Tous les assassinats sont inacceptables, qu’ils soient politiques ou non, pourquoi dans ces conditions, L’État français, la veille de sa sordide récupération médiatique du dimanche 11 janvier 2015, a-t-il empêché l’hommage rendu à trois femmes militantes laïques kurdes assassinées en plein Paris en janvier 2013, de terminer son cortège non violent et digne comme prévu Place de la République ?



Les mouvements islamistes et leurs recrues sont parfaitement connus des services secrets, cela depuis au moins les années 1990.

Je le sais, car j’avais proposé un reportage en région parisienne, à cette période, au sujet d’entrainements paramilitaires en Afghanistan, avec ventes d’armes militaires automatiques et de leurs munitions, en provenance des pays de l’est, en banlieue nord de Paris.

Après avoir suscité un grand intérêt, mon projet de reportage a été refusé, car le représentant de l’État français qui siège au sein des réunions rédactionnelles de la plus grande chaîne privée française a opposé son veto.

Le 11 septembre 2001 j’ai compris malheureusement que ces infiltrations pouvaient éventuellement servir à manipuler et à instrumentaliser militairement les peuples.

Cultivons un sain doute en nous souvenant, sans haine, du célèbre discours à l’ONU du secrétaire d’État Colin Powell, le 5 février 2003, au sujet des « preuves » sur les armes de destruction massive irakiennes.

Avec les « exécutions » de tous les assassins responsables des tueries parisiennes, ne sommes nous pas dépossédé(e)s de la part la plus importantes des poursuites judiciaires, comme malheureusement dans le cas de l’abominable affaire Merah ?

Doit-on se réjouir que nos 19 centrales nucléaires soient épargnées, malgré leurs nombreux récents survols par des drones non identifiés ?

Si la France ne prend pas la mesure de ses divisions et de ses faiblesses, si elle n’opère pas l’indispensable changement de ses politiques en impulsant une révolution post industrielle décroissante, démocratique, et génératrice de plein emploi. Si la France ajoute à l’impasse mortifère du nucléaire celle des transports individuels électriques, si elle poursuit ses négociations avec pour seule diplomatie les derniers engins de mort de Dassault aviation et son arsenal nucléaire, alors une catastrophe nucléaire accidentelle ou provoquée nous pend au nez, avec ses terribles et durables conséquences sanitaires et sociales.

Ce qu’il a été possible de faire en France, dans les dures conditions matérielles et sociales de la fin de la seconde guerre mondiale, grâce au Programme du Conseil National de la Résistance, pourquoi ne pourrions-nous pas le faire aujourd’hui pour stopper l’extension programmée d’un troisième conflit généralisé ?

Amitiés Solidaires & AntiNUcléaires.

Voir en ligne : Réseau Zéro Nucléaire

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