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Affronts populaires

Perverses alternances des bellicistes oppositions institutionnelles

samedi 11 avril 2015, par Roger NYMO

C’est celui qui le dit qui l’est !

Voici le courriel que j’ai reçu de mon ami Gerald Lebrun, le 9 avril 2015 :

La campagne de blanchiment de Rafael Correa (Président de l’Équateur) bat son plein :

A l’aube de la COP21 à Paris, il semble bien qu’une grande campagne à la fois de « green washing » et de défense du modèle économique de Rafael Correa soit en marche en France.

Le soutien affiché du Front de Gauche et de journaux comme le « Monde Diplomatique » au président équatorien n’est pas une nouveauté, cependant il est nécessaire de rappeler que l’année 2015 est une année charnière, et un point de non-retour pour la politique extractiviste du gouvernement Équatorien, en effet, à partir de 2015 vont entrer en exploitation les lots pétroliers de la partie sud de l’Amazonie équatorienne (80% de l’Amazonie équatorienne est maintenant concessionnée).

D’autre part l’année 2015 voit le démarrage des 5 premiers projets de mines à grande échelle, dont les effets destructeurs sur l’environnement et les activités agricoles et touristiques sont amplement démontrés (voir les conflits actuellement en cours au Pérou).

Ces 5 projets sont Mirador dans la province de Zamora – Chinchipe, 3 autres (Loma Larga (ex kimsacocha), Rio Blanco, Fruta del Norte) dans la province d’Azuay, l’Intag dans la province d’Imbabura, Fruta del Norte est le plus menaçant avec une énorme concession de 86000 hectares (rappel : Yanacocha au Pérou, l’une des plus grandes catastrophes écologiques de l’histoire, c’est 30000 hectares).

Tous ces projets auront un impact écologique catastrophique et surtout une fois l’exploitation minière engagée dans une région, comme elle détruit les autres activités, elle devient la seule possibilité (voir l’histoire de Cerro de Pasco et du département du Junin au Pérou).

Comme le rappelle Domingo Ankuash, leader de la communauté Shuar, le projet Mirador, n’est que le fer de lance d’une série de 4 ou 5 projets dans la seule Cordillère du Condor.

Pour ces raisons, et pour d’autres liés à l’augmentation des prix de nombreux produits de base, la problématique de la réélection perpétuelle du président (président à vie), la « conflictivité » a fortement augmenté en Équateur (manifestations de masse dans 8 grandes villes du pays le 19 mars dernier), Rafael Correa a donc besoin de polir son image en dehors de l’Équateur et particulièrement en France, où il est toujours perçu comme un « grand progressiste », Il est donc plus que jamais nécessaire de mettre en place une campagne, dont voici quelques impacts publics.

Soirée du 27/03/2015 – mairie du XI – récupération des symboles du « sommet des peuples de Lima »

Multiplication des soirées sur l’affaire Chevron, où Correa est présenté comme le chevalier blanc combattant la méchante multinationale Chevron, par contre pas un mot sur les actuelles négociations avec Texaco, ex-chevron, pour de nouvelles exploitations, pas un mot non-plus sur le « concessionnement » quasi complet de l’Amazonie Équatorienne.

Grande campagne de diffusion dans toute la France du documentaire de propagande « Correiste » de Pierre Carles : « Opération Correa : Les ânes ont soif » à partir de sa visite en France en novembre 2013.

Rappel sur les publications d’Aldeah sur le sujet (politique extractiviste en Équateur, et visite de Correa à Paris le 6/11/2013) :

Présentation du documentaire de Pierre Carles.

Programmation du documentaire de Pierre Carles :

http://paris.demosphere.eu/rv/39131 http://paris.demosphere.eu/rv/39137 http://paris.demosphere.eu/rv/39139 http://paris.demosphere.eu/rv/39138 http://paris.demosphere.eu/rv/39140

Cela n’a pas été sans me rappeler les nombreuses occasions où j’ai assisté aux manœuvres dilatoires des professionnels de l’instrumentalisation électoraliste des vitales doléances sanitaires et sociales exprimées par les peuples.


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Paul Jorion Grégory Maklès « La survie de l’espèce »

Ce courriel évoque aussi pour moi, celles et ceux qui se présentent comme opposant(e)s au système impitoyable de création permanente de consentement par la contrainte physique ou psychique, et qui pourtant utilisent les mêmes inavouables méthodes de manipulation, de désinformation, d’exclusion ; les conseils, les intimidations, les calomnies, les menaces.

Le 14 novembre 2014, se voir infliger les vidéo projections des états d’âmes préenregistrées de mesdames Michèle Rivasi et Corinne Lepage, en mairie du deuxième arrondissement de Paris, alors que l’on vient uniquement soutenir la survie des vitales activités de l’Institut BELRAD, à travers la promotion du carnet de voyage de monsieur Alain-Gilles Bastide, donne une mesure exacte de ce qu’est l’opposition institutionnelle à l’abomination nucléaire en France, et explique malheureusement l’absence totale de fermetures d’installations nucléaires hexagonales.

Heureusement, les personnes dévouées et passionnées étaient nombreuses dans le public venu apporter leur soutien inconditionnel aux populations contraintes de survivre sur des territoires durablement contaminés.



En ouverture des journées Alternatiba, le lundi premier décembre 2014 à la salle des fêtes de la mairie de Montreuil, j’ai pu entendre l’ambassadeur en France de l’Etat plurinational de Bolivie, envisager d’engager son pays dans la mortifère impasse des activités nucléaires, certainement au nom des droits de la Terre-Mère à être durablement et volontairement contaminées, ainsi que tout ses enfants.



En clôture des journées Alternatiba, le 7 décembre 2014, à l’Île-Saint-Denis, j’ai eu la surprise d’assister à la projection du publi-documentaire “Sacrée Croissance” de Marie-Monique Robin, un pot pourri audiovisuel du prêt-à-penser de l’opposition institutionnelle au réchauffement climatique global à la mode anthroposophique, accompagné d’un commentaire en novlangue rabhinesque.

Bien sûr, les conséquences vitales sanitaires et sociales des activités nucléaires anthropiques, ainsi que l’actuelle plus grande extinction d’espèces de tous les temps ont été purement et simplement omises, afin certainement de ne pas nuire au modèle économique et confessionnel proposé qui ne change strictement rien au paradigme mercantile mondialisé.

Rien à craindre donc du côté de la croissance de l’esprit critique, telle que pratiquée par le véritable père de la décroissance : monsieur François Partant !

... Le monde industrialisé peut-il seulement conserver son niveau actuel de production et de consommation sans avoir recours à l’énergie nucléaire ? S’il ne le peut pas et s’il faut néanmoins renoncer à ce type d’énergie (pour diverses raisons qui ne sont pas seulement de sécurité), il faut en conclure que l’appareil mondial de production, tel qu’il est constitué à la faveur de l’exploitation d’une ressource géologique bon marché et non renouvelable, doit être fondamentalement transformé, les pays industrialisés devant accepter un changement dans leur niveau de consommation et dans leur genre de vie ...

LA FIN DU DÉVELOPPEMENT Naissance d’une alternative ?

François PARTANT (1982)

(http://www.persee.fr/web/revues/hom...)



Place de la République, à Paris, j’ai discuté avec un jeune militant du DAL qui reprenait, mot pour mot, la doctrine fasciste du MEDEF(N) : « Les bénéficiaires du RSA sont des assisté(e)s. »

Le système entretient, à grands frais médiatiques, de criminelles confusions !

Avec Pierre Rabhi, c’est la confusion entre la moderne permaculture et les croyances biodynamiques, entre la décroissance et le passéisme.

Avec Nicolas Hulot, c’est la confusion entre pollutions organiques, et les durables contaminations radiologiques.

Les raisons objectives de ces divisions entretenues, sont que toutes oppositions institutionnelles fonctionnent de manière entrepreneuriale et hiérarchique, comme le système lui même, de fait, elles sont les adversaires farouches de toutes les réelles alternatives, de tous les réels nouveaux paradigmes.

Elles sont aussi les masques efficaces, le brouillage intense, de toutes les idées qui peuvent compromettre, de manière démocratique et non violente, les scandaleux « privilèges républicains », liés à l’accaparement du pouvoir de décision par les notables et leurs complices dans le cadre du système électoraliste biaisé de délégation de pouvoir.

Au niveau sémantique, le système promeut, à travers cette « opposition institutionnelle aux ordres », son propre vocabulaire officiel, nous devons voir de la « résilience », là où la production centralisée règne ; croire en une « transition », là où les énergies mortifères perdurent.

Les médias appartiennent, pour plus de 80%, aux marchands de canons, la « règle des deux tiers » n’a pas été rétablie par le groupe de criminels brigands qui règne actuellement sur la France.

La promotion médiatique des archaïsmes guerriers au nom du redressement socialiste national de la balance commerciale est malheureusement actuellement patente :

… L’Inde veut acheter rapidement 36 Rafale prêts à voler, a annoncé le premier ministre indien, Narendra Modi, à l’issue de son tête à tête avec François Hollande …

Source : http://www.lesechos.fr/industrie-se...

Le Premier ministre indien Narendra Modi a effectué, le 9 avril 2015, sa première visite officielle en France. Au programme, la finalisation d’un accord avec AREVA sur la centrale nucléaire de Jaitapur (6 EPR), au moment même où de nouvelles vulnérabilités ont été révélés sur le chantier de l’EPR de Flamanville.

Sont-ce là les réels besoins des populations indiennes ?

Permettez moi d’en douter !

De même, je doute que faire du président du Mexique l’invité de la France, lors du 14 juillet 2015, soit la bonne réponse à donner aux terroristes institutionnels responsables de l’enlèvement des 43 étudiants de Ayotzinapa.

Ce système sanguinaire et impitoyable de spéculations libres et mondialisées veut nous pousser au mieux à la résignation passive, au pire au désespoir.

Rien de bon ne peut sortir de tout cela.

La guerre mondiale que mènent les transnationales et leurs nervis gouvernementaux contre les peuples est totale.

Le terrorisme n’est ni l’adversaire, ni l’ennemi de ce système, il en est son meilleur allié !

Ses piqûres de rappel en France, en Tunisie, au Kenya sont là pour tenter de mettre au pas les véritables opposant(e)s, celles et ceux qui ont compris, que dans un monde où la violence est l’argument massue des puissants, la non violence est la seule idée réellement révolutionnaire et démocratique.

Aujourd’hui des États décapitent des femmes pour sorcellerie, envisagent de rétablir la peine de mort pour les enfants de plus de 7 ans.

Monsieur Ban Ki-moon et son éternel sourire onusien, fait exactement la même chose à propos de ces importants sujets, que ce qu’il fait habituellement pour les populations condamnées à survivre sur des territoires durablement contaminés : il porte son regard vers l’Iran.



Le 21 mars 2015, place de la république à Paris, je croise monsieur Jean-Luc Mélenchon, celui qui n’a pas voté pour la levée de l’immunité sénatoriale de monsieur Serge Dassault.

Serge Dassault ? Celui qui a vendu pour 5,2 milliards d’euros d’avions de chasse au président égyptien al-Sissi, suite à l’assassinat d’une opposante, abattue en pleine rue au Caire.

Ce croisement, pour cause de trajectoires non parallèles, s’est effectué dans le cadre de la manifestation parisienne en soutien au peuple tunisien, suite aux assassinats perpétrés au musée national du Bardo.



Je ne l’ai pas aperçu à la manifestation de soutien aux 147 étudiants Kenyans de l’université de Garissa, pas plus que monsieur François Hollande d’ailleurs, qui s’était pourtant rendu à Tunis pour renforcer son image d’inlassable combattant contre le terrorisme international, et non celle, pourtant méritée, de meilleur marchand d’armes que son prédécesseur.

Tout ce qui affaiblit l’Afrique est bon pour ceux qui la pillent ? Ou les marchands d’armes ont le même dieu sanguinaire que tous les fascistes ?

Comment produirons-nous et stockerons-nous nos énergies demain ?

Un revenu de base peut-il exister sans revenu plafond ?

La libre circulation des personnes est-elle compatible avec la libre circulation des marchandises et des capitaux ?

Les besoins essentiels des peuples peuvent-ils être confiés à des sociétés aux intérêts privés ?

Quels politiciens nous informent sur l’article 89 de la Constitution de 1958 ?

Le 29 mai 2005, en refusant démocratiquement, par référendum, le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe, le peuple français a-t-il refusé tous les éventuels accords futurs signés par la dictature oligarchique des commissaires européens, alias UE ?

Comment peut-on prétendre être contre le TAFTA et pour la sixième république en omettant les réponses à toutes ces précédentes questions ?



Le Réseau Zéro Nucléaire ne laissera pas l’enfumage associatif démarré en 2010 dans la perspective des élections présidentielles de 2012, se reproduire en 2015 dans la perspective de 2017.

Les candidatures nominales ou fantaisistes, à la mode « Colibri », ne viendront plus aplanir la route d’un non choix électoral final !

La « Candidature Indignée » vous propose donc, dès à présent, de l’aider à récolter les 500 signatures d’élu(e)s nécessaires à l’organisation de sa loterie présidentielle populaire 2017, tous les soutiens seront des candidatures présidentielles potentielles, mais surtout contractuelles, avec engagement écrit à démissionner après avoir convoqué légalement et sans délai, une assemblée constituante tirée au sort parmi toutes et tous les citoyen(ne)s en âge de voter.

Les guerres d’égos et autres primaires carriéristes ne permettront jamais d’entrer en sixième république, seule notre imagination et notre union nous permettront de substituer au monde de l’avoir, celui de l’être.

Amitiés Solidaires & AntiNUcléaires.

Roger NYMO

P.S. : Ci-joint un chronogramme non exhaustif du cheminement du gouvernement de Correa, réalisé par mon ami Gerald Lebrun.



Voir en ligne : Les Jeûneurs Vigilants de Taverny

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