Solidarités AntiNUcléaires
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Viande de Brousse

Le combat des chefs tue les peuples

lundi 25 mai 2015, par Roger NYMO

Le célèbre couple des enfants de groupes antinucléaires est de retour sur l’air de :

« Haro sur le Brousse ! »

Stéphane Laurel et Michel Hardy, exigent la tête de monsieur Philippe Brousse.

Cette belliciste exigence est, pour moi, totalement nulle et non avenue.

Je considère que changer de tête ne changera strictement rien de fondamental à l’actuel système qui régit l’entreprise lyonnaise Réseau « Sortir du nucléaire ».

Cela ne transformera pas l’actuelle « gouvernance » en démocratie réelle, condition indispensable à l’efficacité de nos luttes antinucléaires futures.

Ce n’est pas la peau de monsieur Philippe Brousse qui nous permettra de décorer le seuil d’une association antinucléaire de coordination nationale, fonctionnant selon le principe démocratique :

Un(e) adhérent(e), une voix !

Pourtant, les moyens informatiques actuels, permettent à une base antinucléaire militante locale variée, individuelle, ou mutualisée, de pouvoir décider, de pouvoir financer, de pouvoir se coordonner, en temps réel, et sans intermédiaires, au niveau national et international, de pouvoir voter, de manière sécurisée et dématérialisée, pour élire directement des administrateurs bénévoles et responsables, dans le cadre de mandats courts et non renouvelables, afin d’assurer uniquement la gestion technique administrative et comptable de cette coordination nationale.

Notre nouvelle charte stipulerait enfin clairement notre but commun : le vital arrêt immédiat, définitif et inconditionnel de toutes les installations nucléaires.

Ce que nous proposent messieurs Michel Guéritte et Stéphane l’Homme, en lieu et place de ce véritable nouveau départ, c’est une nouvelle chasse aux sorcières, stérile, nuisible, dispendieuse, et bien sûr chronophage.

Nous nous retrouverions inéluctablement dans la situation statutaire précaire, et malheureusement entrepreneuriale, ayant précédé le putsch de février 2010, avec comme triste corollaire de nouveaux frais de justice qui phagocyteront les dons et cotisations des militant(e)s pour d’autres priorités que l’information et la vitale aide aux victimes de la filière nucléaire mortifère.

Quid des salarié(e)s pléthoriques aux prérogatives décisionnaires ?

Quid de l’accès aux listes de diffusion pour les militants locaux ?

Quid de la transparence de gestion de l’agenda militant de notre coordination nationale ?

Quid de toutes et tous les exclu(e)s de l’actuel système d’opposition institutionnelle au nucléaire, qui ont le courage militant indispensable, pour persévérer à diffuser des discours responsables, cohérents, indépendants, hétérodoxes ?

Voilà pourquoi la « Motion Zéro Nucléaire » est plus que jamais d’actualité.

La démocratie réelle, c’est quand le peuple français s’exprime de manière souveraine et référendaire, comme le 29 mai 2005, en se prononçant à 54,68%, contre le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe.

Les états majors des groupes politiques ont ensuite rectifié le tir, pour prendre des décisions législatives contraires au choix démocratique du peuple français.

Remplacer, en 2012, le président Nicolas Sarkozy par le président François Hollande n’a strictement rien changé aux choix antidémocratiques de la dictature financière des commissaires de l’UE.

Les « représentants » de l’opposition institutionnelle européenne au TAFTA, qu’elle soit de gauche ou de droite, ont refusé de prendre l’engagement courageux de démissionner en masse de leurs mandats européens, en cas de ratification probable du traité transatlantique par la gouvernance des commissaires de cette Europe Euratomique.

De la même manière, messieurs Stéphane l’Homme et Michel Guéritte se préparent à remplacer une clique par une autre, à la direction de l’entreprise Réseau « Sortir du nucléaire », mais surtout à préserver le système opaque de cooptations, moteur indispensable à toutes machines de propagandes politiques, afin de pouvoir procrastiner la sortie du nucléaire, qu’ils prétendent proche, pour des raisons financières, jusqu’à l’inéluctable catastrophe nationale, qui nationalisera les pertes, mais aussi les conséquences sanitaires et sociales durables des activités nucléaires du groupe AREVA.

Une seule urgente et vitale solution : la dissolution !

Amitiés Solidaires et AntiNUcléaires.

Voir en ligne : Commémoration de la victoire du NON (54,68%) à la question : « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une constitution pour l’Europe ? »

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