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The PAX-MEN

Si tu veux la paix, prépare la paix !

mercredi 5 août 2015, par Roger NYMO

Choisissons bien nos Super Héros !



Faire d’un marchand d’armes milliardaire, un super héro défenseur de la démocratie et de la « Pax americana », est malheureusement symptomatique de la névrose psychotique, politique, administrative et sociale, de la fédération des états unis d’Amérique.

Une Nation fondée sur les génocides de peuples autochtones, et son terrible corollaire, la déportation et l’esclavage de masse de populations africaines, ne peut que privilégier l’infantile fascination et l’adulation de l’hyper violence, comme socle de toute sa propagande belliciste en faveur du pillage et du gaspillage mondialisé.

Encore un peu de pop-corn OGM ?

La technolâtrie s’intègre parfaitement à toutes les sectes confessionelles, la toute puissance qu’elle semble conférer est présentée comme quasi divine, de telle sorte que la finance devient l’indispensable nerf de tous les intégrismes sanguinaires et belliqueux.

Le super héro est un prophète dont l’évangile est : le respect des riches et des forts !

Je préfère choisir mes super héros parmi les « sous-hommes » qui n’ont pas réussi à avoir une Rolex au poignet avant d’avoir la cinquantaine !

LA PLUS BELLE PAGE DE L’HISTOIRE DE FRANCE

Il s’agit d’un fait historique qui a eu lieu au XV ème siècle, au temps du règne de Louis XI. Il fut relaté par le chroniqueur du roi Philippe de Commines. En voici l’essentiel : ayant appris qu’une puissante armée anglaise allait débarquer en France, le roi ordonna que toutes les populations du Nord soient désarmées complètement. Elles devront recevoir les soldats anglais en amis, mettre partout, dans toutes les villes, dans tous les bourgs, des tables dressées sur tréteaux, y placer d’abondantes victuailles et des outres de vin. Il disait notamment à ses sujets :

« Vous recevrez ces soldats anglais avec de grandes démonstrations de fraternité. Invitez-les aux banquets, vous chanterez, vous danserez ».

Les soldats anglais arrivant dans ces bourgs où on les recevait si gentiment se sont posé des questions :

« Mais voyons, notre roi nous a menti, il nous a dit qu’il fallait combattre les français qui étaient très méchants envers nous et nous nous apercevons que, partout où nous allons, nous sommes reçus avec beaucoup d’affection ET TOUT CELA SANS ARME ! ».

Ces propos vinrent, bien entendu, aux oreilles du Roi d’Angleterre, Edouard IV qui, bien contrarié, ne savait comment se sortir de cette situation dans laquelle ces dégoûtants de Français l’avait mis en refusant de se battre.

C’est alors que Louis XI a fait dire à Edouard IV :

« Ne vaudrait-il pas mieux traiter ? »

Le Roi d’Angleterre fut bien soulagé. Il accepta cette solution qu’on lui offrait et il dut signer le traité de Picquigny en 1475, traité de paix et de réconciliation.

Un baiser fut échangé entre le Roi de France et le Roi d’Angleterre.

Et la guerre qui durait depuis 136 ans fut impossible de reprendre étant donné sa fin. Le Roi d’Angleterre craignait que, s’il recommençait, les Français ne reçoivent de nouveau ses troupes à coups de victuailles et non pas à coups de boulets de canons.

Oui ce que n’avait pas obtenu ni Du guesclin, ni Jeanne d’Arc par leurs armées victorieuses, Louis XI, lui, l’a obtenu par son peuple désarmé.

VOILA POURQUOI NOS MANUELS D’HISTOIRE N’EN PARLENT PAS !

C’est l’occasion de citer une belle phrase, pleine de bon sens, de Bertrand Russel :

Pas un seul des maux que l’on veut éviter par la guerre n’est un mal aussi grand que la guerre elle-même ».

DÉSARMEMENT = SÉCURITÉ + PROSPÉRITÉ

Georges Krassovsky.

Celles et ceux qui discutent sans fin des coûts et des « mérites » comparés des différentes technologies nucléaires ne sont pas mes héros, ni même mes ami(e)s.

La France prépare le nucléaire de 2040 :

... Le monde industrialisé peut-il seulement conserver son niveau actuel de production et de consommation sans avoir recours à l’énergie nucléaire ? S’il ne le peut pas et s’il faut néanmoins renoncer à ce type d’énergie (pour diverses raisons qui ne sont pas seulement de sécurité), il faut en conclure que l’appareil mondial de production, tel qu’il est constitué à la faveur de l’exploitation d’une ressource géologique bon marché et non renouvelable, doit être fondamentalement transformé, les pays industrialisés devant accepter un changement dans leur niveau de consommation et dans leur genre de vie ...

LA FIN DU DÉVELOPPEMENT - Naissance d’une alternative ? François PARTANT (1982)

Mes super héros ont renoncé aux supers pouvoirs des motorisations diverses, ils sont des adeptes du moins, de la lente douceur végétale, des sereines méditations qui seules conduisent au véritable bien-être.

... Les occasions de nous émouvoir ne manquent pas et pourtant rien ne nous a vraiment touchés. Ni les mises en garde répétées des hommes de science, des intellectuels, des militants de toute conviction à propos de la situation jugée préoccupante où nous ont jetés nos sociétés de consommation et de profit – ces monstres froids que nous servons avec tant de zèle ! - ; ni les mauvaises nouvelles dont se délectent nos quotidiens et qui sont le temps fort du journal de 20 heures, lorsque nous partageons ensemble ce grand festin de souffrance et de morts ; ni les menaces qui se rapprochent de nos cités ; de nos maisons et bientôt de nos vies et qui nous laissent poursuivre, imperturbables, le même sillon, la même ornière comme les aveugles de Breughel ; ni même le témoignage de ceux qui ont marché sur la terre, aventuriers d’un monde bientôt perdu, et qui répètent à l’envi notre devoir de protéger cette incroyable oasis échappée des ténèbres ; ni cette accumulation de faits, de preuves, d’images, de livres qui ajoutent encore et encore au poids de notre indifférence.

Comme un manteau de plomb sur nos épaules.

Pourquoi ne pas tendre la main, donner ce que nous avons en excès, marcher ensemble dans la rue, demander des comptes aux gouvernants, prendre les armes ? Pourquoi laissons nous faire ? Et pourquoi l’espèce humaine disparaîtra-t’elle demain peut-être sans avoir quitté sa chaise, son lit, son ordinateur alors que les Cassandres maculaient partout l’horizon d’un noir épais, poisseux, sans étoiles ? N’y a-t’il rien à faire et faut-il se résoudre à penser que les Français, que les terriens dans l’ensemble, pour reprendre le mot de De Gaulle, sont des veaux ? Des veaux qui répéteraient après Hiroshima, après Tchernobyl : « Après nous le déluge ! »

A cette conclusion ce petit livre n’arrivera pas. Avec une lenteur exaspérante, l’homo sapiens s’hominise et gagne en conscience ce qu’il est censé perdre en barbarie. Au sortir de la nuit ancestrale, ce primate doué de raison découvre effaré l’étendue des dégâts qu’il a causé, la liste des crimes dont il s’est rendu responsable, la gravité des décisions qu’il a prises et qui hypothèquent son avenir. Et ce spectacle d’un jardin dévasté le bouleverse. Qu’un traitement semblable ait été infligé à cette planète errante autour de son étoile lui semble relever de la plus absolue méprise. Comment avons-nous pu salir ainsi l’avenir ? Comment me suis-je rendu à mon tour complice de tout cela ? Et cette prise de conscience qui intervient si tard, au moment où nos sociétés sont déjà otages du nucléaire pour les dizaines de milliers d’années prochains, appelle pourtant notre reconnaissance et nos espoirs.

Ces entretiens posent la question de l’engagement face aux grands périls qui, Quasimodos échappés du cerveau d’un créateur fou, dressent leur silhouette maléfique sur l’horizon. Comment s’éveille-t’on aux beautés incomparables de ce jardin bordé de nuit ? Comment éprouve-t’on l’urgence d’agir pour ceux qui souffrent ? Pouvons être touchés ? Avons-nous le don des larmes ? »

Théodore Monod et Jean Philippe de Tonnac

« Révérence à la vie » (conversations de Théodore Monod avec Jean-Philippe de Tonnac) ISBN 2-253-15214-5

Criminaliser les différences, voilà tous les racismes !

Après l’antisémitisme institutionnel, voici l’islamophobie institutionnelle, et son affligeant cortège médiatique de sanguinaires propagandes guerrières.

... Connaissez-vous cette histoire du soufi qui arrive à la porte du Paradis, tout étonné de se trouver là ?

« Pourquoi serais-je convié à fouler l’herbe de ce jardin ? », se demande-t-il.

Il avise le portier auquel il demande de lui dire ce qu’il fait là. Est-il là parce qu’il a beaucoup prié ?

« Non, ce n’est pas pour cela », répond le portier.

Est-il là parce qu’il a beaucoup jeûné ?

« Mais non, il n’est pas question de ça. »

« Alors, pourquoi est-ce que je suis là ? », insiste le soufi.

« Une nuit d’hiver, à Bagdad, il faisait très froid, tu as recueilli une petite chatte perdue, et tu l’as réchauffée dans ton manteau. »

Vous comprenez que cette histoire me touche. L’islam ne se réduit pas à cela, mais c’est aussi cela.

Théodore Monod et Jean Philippe de Tonnac

« Révérence à la vie » (conversations de Théodore Monod avec Jean-Philippe de Tonnac) ISBN 2-253-15214-5

Amitiés Solidaires & AntiNUcléaires.

Voir en ligne : Jeûne 2015 d’interpellation et de commémoration de Taverny

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