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Douceurs sauvages

Impitoyables justices bellicistes.

lundi 12 septembre 2016, par Roger NYMO

« Le premier qui rigole va s’en prendre une ! »

Roger NYMO - 7 janvier 2015 - http://sanurezo.org/spip.php?article198

Manifester de manière non violente contre un pouvoir confessionnel, sexiste, et autoritaire, ou consommer en public une substance illicite, interdite et non taxée par l’Etat, est passible au minimum de la privation de liberté.

Partout des juges rendent justice par le droit.

L’application du droit est toujours impitoyable et dure, comme le sont les murs, les barreaux, et toute la famille des angles droits.

Cette impitoyable dureté est émergente du respect bureaucratique de règles artificielles locales, qui souvent sont décidées par des minorités oisives, afin de leur permettre d’asservir des majorités laborieuses.

Les violents s’opposent, aux seins de petites bandes très organisées, à l’éternelle subversion insouciante et libertaire des saines et justes courbes naturelles.

En effet, l’oisiveté frugale des doux est la pire ennemie du luxe, elle constitue le mauvais exemple par excellence pour l’autorité antidémocratique de tous les cadres des sociétés mercantiles, sa seule présence remet en question tous les leaderships, toutes les hiérarchies.

L’imprédictibilité stochastique comportementale des individus atypiques et non violents, ne permet plus de discerner la vraie gauche de la fausse droite, ou la vraie droite de la fausse gauche !

Résultat de ce confusionnisme mercantile mondialisé :

L’être humain domestique insoumis s’impose violemment et médiatiquement partout en tant que modèle normalisé.



Les ultimes composantes sauvages de l’humanité sont marginalisées, exclues, infantilisées, dans la perspective d’une future mise sous tutelle sociale, idéologique, psychologique.

Un étrange phénomène de résilience par rétroaction, permettrait-il que l’autochtone revienne au galop, la plume sur la tête ou le calumet au bec, alors que nos sociétés de pillage-gaspillage chassent partout et sans pitié le naturel ?


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Cela augure-t-il une disparition programmée comme solution finale de toutes les inadaptations sociales ?

De la prison ferme pour un vol par nécessité, ou pour l’expression d’une opinion, est tristement symptomatique de la dérive autoritaire achevée d’une société impérialiste.

L’actuel violent système belliciste est impitoyable avec toutes celles et ceux qui n’adhèrent pas totalement au programme des « deux minutes de la haine ».

Nous avons le devoir de dénoncer les criminels et abominables conflits d’intérêts que représente l’apologie du terrorisme institutionnel par des élus, car ce qui profitent aux peuples fait rarement le bonheur des marchands d’armes.

Voilà pourquoi je suis solidaire de Monsieur Jean-Marc Rouillan, car il est impossible d’aimer ses ennemis, sans les respecter.



Si nous n’aimons pas nos ennemis, comment allons-nous les vaincre ?



Voici ce que notre ami Eric Pététin a publié sur son mur « facebook », le 9 septembre 2016 à 12h37 :

ARRÊTÉ À LA GARE DE BORDEAUX EN TRAIN DE ROULER UN JOINT, ASSIS SUR LE QUAI, DEVANT LA PORTE DE LA POLICE DES FRONTIÈRES...

Si vous voulez fumer un p’tit joint avant de prendre un train en gare de Bordeaux St Jean,n’allez surtout pas devant la dernière porte sud sur le quai no1 !!!

C’est la porte des douanes et de la police des frontières, et c’est devant elle que je me suis assis, il y a quelques jours, pour rouler tranquillement le pétard avant le voyage.

J’étais en train de le coller, lorsque j’ai vu tout d’un coup 3 paires de ranjos et des jambes bleues-marine m’entourer, tandis qu’une voix féminine me demandait avec humour si mon tabac était bon.

Avant que j’ai pu faire un geste, un des 3 policiers se saisissait de mon paquet de tabac et y trouvait, bien sûr, avec un contentement certain, la petite boulette de 0,5 g !

J’étais cuit, et comme ils devaient s’emmerder, ils décidèrent assez vite de m’emmener au comico central !

2 heures d’audition plus tard, où je reconnus fumer tous les jours depuis 40 ans, je ressorti avec une nouvelle convocation judiciaire, le 9 janvier 2017.

Rémi et Adama étaient-ils, comme Eric, aux mauvais endroits, aux mauvais moments ?

Qui fait le choix de ne pas rendre gracieux l’accès aux infrastructures de transports collectifs, et d’imposer le financement public d’infrastructures nécessaires au développement de compagnies privées ?

Est-ce « réaliste » d’exiger l’adaptation de Monsieur Eric Pététin à un monde qui lui est imposé ?

Par son comportement, Monsieur Eric Pététin refuse cette adaptation, est-ce cela qui est actuellement totalement inacceptable ?

Revendiquer la légalisation de la consommation d’herbe et de résine de cannabis est une nécessité qui touche aux fondements pourris de nos sociétés de pillage-gaspillage.

De la même manière que militer par l’exemple pour des TTG (Transports Toujours Gratuits, ou gratuité des transports en commun) est une revendication essentielle en faveur de l’intérêt général des peuples et de leur liberté de circulation.

Le monde de la TVA, des péages autoroutiers sur des infrastructures déjà financées par nos impôts, est un monde de riches voleurs qui n’ont de cesse que de criminaliser toutes les formes de pauvreté.

Les besoins essentiels des peuples sont malheureusement devenus les vaches à lait de tous les actionnaires.

Mon ami Eric Pététin vit déjà dans le monde d’après, après le pétrole, après le nucléaire.

Ce monde qu’il est urgent et vital de mettre en place, pour pouvoir espérer des lendemains de vie, plutôt que les perspectives de survies que nous promettent tous les candidat(e)s non contractuel(le)s aux prochaines déchéances pestilentielles.

Faut-il changer la loi et légaliser la consommation de cannabis ?

Je le pense.

Suis-je un promoteur de la consommation de stupéfiants ?

Non.

Il n’y a pas de bonnes drogues, mais l’interdiction légale de la consommation d’une drogue peut avoir des effets mortifères, sanitaires et sociaux, beaucoup plus malfaisants que l’encadrement de sa consommation à travers sa légalisation.

Je ne suis donc pas un pousse au crime, comme le sont malheureusement pour nous les actuels législateurs, qui ne nous représentent pas, car ils sont élus dans un cadre pervers de non choix que permet malheureusement la non reconnaissance réelle du vote blanc.

Cette violence institutionnelle pousse vers le tombeau, en se pinçant le nez, tous les Eric Pététin de la Terre.

En attendant la mort, voici ce que la justice de mon pays promet à notre ami Eric Pététin, tel qu’il l’explique lui même sur son mur « facebook », le 6 septembre 2016, à 12:37 09h53 :

PROCÈS DE TOULOUSE : VERDICT LE 22 SEPTEMBRE 2016

Nous n’étions pas nombreux au palais de justice de Toulouse, le 1er septembre 2016, puisqu’une seule personne s’était déplacée, une amie de Muriel ma fille ainée.

Les juges étaient bien présents, ainsi que la proc qui a demandé le maintien de la peine, à savoir les 3 mois de prison ferme...

J’ai également reçu une autre condamnation en appel pour la petite rébellion dans le jardin de la Goutte, en juillet 2014, contre un gendarme qui se la pétait un peu trop : là aussi maintien de la peine, un mois de prison ferme.

Je crains fort de devoir passer l’automne en zonzon !

Que pouvons nous faire pour notre ami dissident non violent afin qu’il puisse se mettre au vert en Vallée d’Aspes plutôt que de passer l’automne en prison ?

Mon ami Pierre Merejkowsky a lancé l’intéressante idée de fournir à notre ami Eric Pététin, alias l’Indien, des attestations de moralité :

ATTESTATION DE MORALITÉ :

Je, soussigné

Monsieur « Prénom Nom » dont le domicile est à « VILLE » (Code postal) XX, rue XXXXXX né le « 00/00/0000 » à « Ville ».

Atteste de la bonne moralité tant au niveau personnel que professionnel de Monsieur Éric PÉTÉTIN dont le domicile est à JURANÇON (64110) Chez Madame Domingo - 2, avenue Jeanne d’Albret né le 23/04/1953 à Paris.

Certifie que l’intéressé s’acquitte des tâches qui sont siennes avec le plus grand sérieux, et à le plus grand respect pour toutes les formes de vie.

Certifie que la présente est établie en vue de production auprès de tiers, et reconnais que mes déclarations engagent ma propre responsabilité.

Fait à « Ville » le « 00/00/0000 », pour servir et valoir ce que de droit.

Prénom, Nom

Signature

Nos attestations partiront, par courriers postaux, le matin du mardi 13 septembre 2016, nous vous invitons à effectuer vous aussi cette démarche de la dernière chance, pour notre ami Pétof.

Voici le témoignage en faveur de Pétof, du réalisateur et auteur Pierre Merejkowsky, un ami de Monsieur Eric Pététin :

La première fois que j’ai vu Eric Pététin, ce fut une très brève rencontre.

C’était dans l’ancienne gare de Lagoute, dans la vallée d’Aspe.

Et je peux témoigner qu’Eric Pététin n’a à aucun moment tenté de m’entrainer dans son cercle.

Eric déclara :

Ils ont construit le tunnel, mais le tunnel n’existe pas.

Comment interpréter cette phrase ?

Il s’agit bien dans le cas d’Eric Pététin d’une vision, une vision qui l’entraine à vivre dans une autre réalité, niant celle du « malheur du monde, le sien, le nôtre ».

Je me souviens que lors de notre seconde rencontre, Eric Pététin me déclara, je cite de mémoire :

Tu as bien de la chance d’avoir le filtre du cinéma pour t’échapper, moi ce filtre je ne l’ai pas, et je suis le jouet de moi-même.

Le jouet de soi même, de nous même ?

Eric ne voulait-il pas me donner par sa parole un message d’espoir, celui d’une autre réalité visionnaire qui s’oppose ainsi aux prosélytes sectaires ?

Pierre Merejkowsky

Réalisateur de deux films traitant du Tunnel du Somport et d’Eric Pététin :

« A propos d’Eric P. » production Lardux Films, CNC diffusé sur FR3 national et primé dans de nombreux festivals.

« Insurrection/Résurrection », long métrage, production les films Sauvages, CNC, Région Ile de France, sortie salle de cinéma.


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MOBILISATION GÉNÉRALE NON VIOLENTE ET ACTIVE :

Il nous faut réunir toutes et tous les participant(e)s, à tous les jeudis passés pour l’abolition universelle et définitive de la peine de mort.

Bien sûr, il s’agit aussi de sauver Ali et ses amis, en exigeant par l’intermédiaire de nos persévérantes présences hebdomadaires non violentes, leurs libérations immédiates et inconditionnelles.


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Jeudi premier septembre 2016, place de la République, à Paris.

A nos carnets d’adresses, il nous faut réaliser une photographie de groupe anniversaire qui permettra à Ali, et à ses proches, de constater que notre mobilisation ne faiblit pas, mais qu’au contraire elle s’intensifie !

Amitiés Solidaires & AntiNUcléaires.

P.S. :

Voir en ligne : Premier anniversaire des jeudis pour sauver Ali et ses amis !

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