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Vendredi 13

Présumés coupables !

vendredi 13 octobre 2017, par Roger NYMO

Comparutions immédiates pour quatre militants, au Palais de justice de Paris, le vendredi 13 octobre 2017, suite à leurs interpellations lors de la manifestation du 10 octobre 2017 et aux plaintes portées contre eux par des agents des forces publiques.



Des noms.

Pour quoi faire ?

On s’en fout !

Nous avions un étudiant infirmier en troisième année de formation, qui doit rendre son mémoire en décembre prochain, pour pouvoir achever avec succès son cursus de formation et espérer pouvoir exercer sa future profession au service de la vie.

Un salarié, délégué syndical CGT, vivant maritalement, connu par de nombreux militants pour ses actions non violentes, qui tenait ce jour là une banderole en tête de la manifestation.

Un jeune, dont la fragilité psychique, physique et sociale était patente.



Un jeune militant, étudiant, la tête enturbannée dans un pansement, ce qui nous laissait supposer qu’il avait été victime de la violence de ceux qui l’accusaient d’être un violent.



J’ai participé, avec mes ami-e-s, à cette manifestation contre le désordre social nouveau que veulent faire régner légalement les états majors qui dirigent le monde de la finance, avec les complicités des états majors de ceux qui encadrent le monde du travail.

Imposer l’abandon de la hiérarchie des normes et l’abandon d’une politique sociale, paritaire et équitable, nécessite de criminaliser toutes les formes de contestation, d’opposition, de résistance, fussent-elles non violentes.

Pour atteindre cette terroriste fin, il faut que chacun ait à l’esprit que la participation à une manifestation peut se terminer en garde à vue, puis en comparution immédiate, pour des faits rapportés par des agents assermentés.

Les panneaux publicitaires Decaux et les vitrines de banques brisées le 10 octobre 2017, l’ont été par des personnes rapides et masquées, cette célérité anonyme ne correspond pas aux comportements de tous les dépressifs qui sont poussés quotidiennement aux suicides par des pratiques managériales iniques.

Les 100 000 personnes qui meurent de faim chaque jour, à cause de la spéculation financière sur les produits alimentaires de première nécessité, n’ont pas non plus suffisamment de force physique pour atteindre la vitesse nécessaire à ces actions coups de poing, par contre elles meurent, sans masque, dans un parfait anonymat, grâce à l’omerta totale des médias de masse.

Les quatre accusés, « présumés coupables », ont fort logiquement refusé la justice d’exception que constituent ces iniques comparutions immédiates, qui sont épargnées à tous les voleurs de millions d’euros d’argent public.

Il s’agissait donc, pour la juge, de définir les dates des futurs procès.

Le jeune dont la fragilité était patente, avait malheureusement signé des aveux durant sa garde à vue, peut-être sous la pression psychologiques de ses accusateurs ?

Heureusement, il restera libre jusqu’à son procès, qui aura lieu le 10 novembre prochain.



Les trois autres comparaîtront le 24 novembre prochain.



Allez comprendre pourquoi, notre élève infirmier attendra son jugement en prison !

Pensez-vous qu’il s’agisse là d’une décision de justice qui vise à préserver la paix sociale voire civile ?



Amitiés Solidaires & AntiNUcléaires.

P.S. : Le 17 octobre 2017 on est à Pau !


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Voir en ligne : Solidarité avec toutes les victimes de l’inique état d’urgence.

4 Messages de forum

  • Vendredi 13 Le 13 octobre à 22:09 , par Reddé

    Quelle engeance oui que cette répression aveugle de la part des forces de l’ordre et de la justice de classe obéissant aux consignes du chef de l’Etat et son gouvernement !!

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    • Vendredi 13 Le 13 octobre à 22:37 , par Kristof

      Ce ne sont plus depuis longtemps (toujours ?) les forces de l’ordre mais les forces d’État ! Attention aux mots que l’on utilise pour désigner la vermine qui prétend veiller sur l’ordre. Lorsqu’on prétend vouloir rétablir ou maintenir l’ordre, on ne ment pas, on violente pas, on ne tue pas ! Rien à voir avec le maintien de l’ordre dans les agissements de ces milices lobotomisées au service d’un État totalement corrompu et répressif. Ces soldats ne servent plus le peuple depuis bien longtemps, ils sont payés par l’esclavage du peuple mais sont au service de ceux qui se sont autoproclamés illégitimement maîtres ! Abattons le système !

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  • Vendredi 13 : ils ne nous ferons pas nous coucher Le 13 octobre à 22:25 , par evelyne

    OUi, c’est évident, pendant que les directions des ’4 ou 5 syndicats ayant appelé pour une fois ensemble à la manif des fonctions publiques mardi - fonctions publiques où se multiplient suicides et burn out d’agents surpressés et épuisés, sont honteusement allées se coucher sous les pieds de Macron le 12 pour envisager « la suite de la casse ».. des jeunes voient leur avenir bousillé et d’autres se font tabasser et arrêter et le cercle vicieux se referme sur nous...toute résistance officilelle est devenue acte délinquant sinon terroriste. Devenons aussi et plus intelligants qu’eux ! Changeons de mode de « manifester » notre rage Passons à l’AGIR, celui qui bloque leur capital, là où ils font leur beurre sur notre dos, avant que nos mômes finissent soit esclaves ubérisés et empoisonnés, soit en taule La résistance est à recréer : oui, comme sous l’occupation allemande nous sommes bien OCCUPES eh bien, occupons ! Grévons ! Bloquons ! mais pitié, sans le dire à l’avance publiquement...

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